I. LES CHAPELLES ET POTALES DE BRAINE-LE-CHATEAU.
Remarques liminaires :
Les descriptions, données et dessins de ce premier parcours historique sont issus des "Annales du Cercle historique et folklorique de Braine-le-Château, Tubize et des régions voisines" - Tome V - 1982/1983 - "Inventaire des petites chapelles et potales de la paroisse St-Remy" - Jacques Parvais et Maurice Daneau.
L'ordre de présentation des édifices est également emprunté à cet ouvrage.
Les chapelles retrouvées lors du dernier recensement de 2007 sont présentées, après leur fiche descriptive, d'abord sous forme de photo, puis de dessin.
Un "clic" sur toute illustration offre son agrandissement.
La chapelle Notre-Dame-au-Bois - Aquarelle de A. Michen
AVANT-PROPOS.
Une multitude de chapelles sont disséminées à travers la campagne brainoise, blotties au coin d'un bois touffu, placées aux carrefours des chemins, délimitant parfois nos communes, protégeant toujours nos vieilles fermes, jalonnant nos sentiers escarpés ; ces chapelles qui rappellent au passant, soit une grâce obtenue, soit un évènement important, souvent grave.
Les photographies de ces témoins d'un passé si attachant ont été réalisées durant l'année 2007 par un couple de passionnés. De nombreuses chapelles sont fortement dégradées ou ont même totalement disparu depuis les derniers recensements effectués en 1964 et 1983 par Messieurs J.Parvais et M.Danau.
Lieux de dévotion abandonnés, délabrés...
Pélerins du web, attardez-vous quelques instants sur la richesse historique de cette parcelle importante mais oubliée de notre patrimoine.
Puissent nos petits-enfants encore connaître "de visu", dans les années futures, ces oratoires campagnards et pas uniquement au travers de dessins jaunis ou de photographies placées sur internet par leurs grands-parents.
PRESENTATION DES CHAPELLES
1. Sainte Vierge (rue de la Libération, 1).
2. Notre-Dame de Hal (rue Mont Olivet, 9).
3. Sainte-Vierge (rue A. Latour, 11).
4. Sainte-Vierge (Grand'Place, 10).
5. Notre-Dame des Jeunes (rue de Tubize, face au 5).
6. Notre-Dame des Affligés (rue de Tubize, 46).
7. Notre-Dame de la Salette (rue de la Potterée, face au 1).
8. Sainte-Vierge (rue du Bailli, 2).
9. Stèle commémorative (rue du bailli, à gauche, à l'entrée du bois).
Cette stèle est érigée " A la pieuse mémoire du P.A. (partisan armé) Frans Verkleren odieusement assassiné par les Teutons le 4 septembre 1944 à l'âge de 33 ans. R.I.P (Requiescat In Pace - Qu'il repose en paix.)"
10. Saint-Roch (croisement rues St-Roch et de la Vallée).
11. Saint-Roch (rue Mathias, à "Florins", face au 1).
12. Notre-Dame-des-Sept-Douleurs (rue St-Roch, 13).
13. Saint-Joseph (rue Mathias, 41).
14. Saint-Joseph (rue Mathias, 26).
15. Saint-Véron (rue St-Véron, 18).
16. Saint-Véron (rue St-Véron-lez-Ferme Binchefort, 9).
17. Vestiges d'une chapelle (entreposés rue St-Véron, 40).
18. Sainte-Vierge (Vieux chemin de Hal, 22).
19. Sainte-Vierge (croisement rues Vieux chemin de Hal et rue de la Vallée).
20. Immaculée Conception (au Cheval blanc - chaussée de Hal, 45).
21. Saint-Antoine ("au Faubourg" - rue des Comtes de Robiano, 31).
22. Notre-Dame de Hal (rue de la Libération, aux Quatre-Bras, face au 29).
23. Sacré-Coeur (rue de la Libération, 72).
24. Sainte-Vierge (chaussée de Hal, 6).
25. Notre-Dame de la Miséricorde ("aux Fiefs" - rue Landuyt, face au 29).
26. "Barette" (rue Landuyt, 32).
Aurait été détruite en 1942.
27. Saint-Joseph (rue Landuyt, 89).
28. Notre-Dame de Hal (rue Landuyt, 106).
29. Saint-Antoine (rue Landuyt, 153).
30. Sacré-Coeur (rue des Quarante Bonniers, 5 - Wauthier-Braine).
31. Potale de l'Année Sainte (rue Beau Séjour, face au 2).
32. Sainte-Vierge (rue du Drabe, 34).
33. Sainte-Vierge (rue de l'Abbaye, 16).
34. Notre-Dame de Hal (rue Radoux, 67).
35. Notre-Dame de Hal (rue Cabiau, 7).
36. Sainte-Vierge (chaussée de Nivelles, 37).
37. Sainte-Marie (chaussée de Nivelles, 156).
38. Sacré-Coeur (chaussée de Nivelles, 174).
39. Saint-Roch (rue Fonteny, 2).
40. Enfant Jésus de Prague (sentier Fonteny, 22).
41. Saint-Cornelis (orée du Bois de Samme).
42. Notre-Dame de Lourdes (Bois de Samme - en contrebas de la rue du Grand Lombroux, 1).
43. Sainte-Vierge (croisement rue Minon et Vieux chemin de Wauthier-Braine).
44. Sainte-Bernadette (rue Auguste Latour, 20).
45. Sainte-Rita (via prairie rue N-D-au-Bois, 25).
46. Notre-Dame des Flandres (rue N-D-au-Bois, 46).
47. Sainte-Vierge ("Les Petits Miains" - l'Ermitage, en bordure de sentier).
48. Sacré-Coeur de Jésus (rue les Cullus, 6).
49. Saint-Joseph (rue du Bois d'Apechau, 23).
50. "Chastecair" (Vieux chemin de Nivelles, 20).
Aurait été détruite vers 1970.
51. Notre-Dame de Lourdes (Vieux chemin de Nivelles, 59).
52. Notre-Dame de Lourdes (Vieux chemin de Nivelles, 59).
53. Notre-Dame des Flandres (Vieux chemin de Nivelles, 108).
54. Notre-Dame de Montaigu (Vieux chemin de Nivelles, 67).
55. Sainte-Berline (Vieux chemin de Nivelles, 120).
56. Saint-Roch (Vieux chemin de Nivelles, 126).
57. Saint-Jean (Vieux chemin de Nivelles, 128).
58. Notre-Dame de Hal (croisement Vieux chemin de Nivelles et rue du Bilot, 140).
59. Sainte-Vierge (rue d'Hurbize, face au 2).
60. Notre-Dame de Hal (rue d'Hurbize, 4).
61. Sainte-Thérèse (rue d'Hurbize, 8).
62. Notre-Dame de Hal (chaussée de Nivelles, 208).
Située à gauche dans la cour intérieure de la ferme Winckel, chaussée de Nivelles, 208, dédiée à Notre-Dame de Hal (statue en plâtre), dimensions :
- hauteur : 1740 mm
- largeur : 960 mm
- profondeur : 540 mm
Sur le mur extérieur droit, on trouve les initiales "J.W." (Jean Winckel) et la date de construction 1-10-61.
63. Notre-Dame de Lourdes (rue de Mont-Saint-Pont, 66).
Située dans la cour intérieure du Moulin Paulin Brancart, rue de Mont-Saint-Pont, 66, dédiée à Notre-Dame de Lourdes (statue en plâtre), dimensions :
- hauteur : 600 mm
- largeur : 470 mm
- profondeur : 220 mm
Elle est encastrée dans le mur gauche d'une dépendance et possède, comme fermeture, une tôle ouvragée. Cette potale daterait de l'époque du Moulin Marin (1836).
64. Notre-Dame de la Victoire (rue de l'Ermitage, 35).
Placée à environ 2,5 mètres de hauteur, dans la façade de la cour intérieure de la maison sise rue de l'Ermitage, 35, cette potale "en fer à cheval" est dédiée à Notre-Dame de la Victoire. A l'intérieur, une jolie statue.
Le bâtiment très ancien construit en briques dites "espagnoles" laisse préjuger que la chapelle, encastrée dans le mur, est de la même époque que le corps de logis.
65. Sainte-Vierge (rue de Tubize, 9).
Construite vers 1960, en même temps que la maison sise rue de Tubize, 9, cette potale, placée à 1,30 mètre du sol, abrite une jolie vierge en pierre de France dans sa niche de :
- hauteur : 780 mm
- largeur : 350 mm
- profondeur : 200 mm
66. Notre-Dame des Champs (rue de Tubize, 21).
Au dessus de la porte d'entrée de la maison sise rue de Tubize, 21, se trouve une petite niche. Une statuette en terre cuite de Notre-Dame des Champs y est logée. Elle fut achetée par Mademoiselle Ghislaine Paquet et offerte à la Jeunesse Agricole Catholique.
67. Notre-Dame de Lourdes (rue de Tubize, 74).
Au 74 de la rue de Tubize, une grotte est adossée au pignon de la maison de F.Anciaux. S'y trouve une statue de Notre-Dame de Lourdes. En mai 1966 (source Journal "Dimanche"), on y récitait encore le chapelet.
68. Saint-Joseph (chaussée de Hal, 38).
A deux pas de la maison Samain sise chaussée de Hal, 38, on trouve avec émotion un simple tronc d'arbre de 280 mm de diamètre et de 1250 mm de haut surmonté d'une croix en fer tordu. C'est le rappel de la mort du fils Bernard fauché dans la fleur de l'âge, le 23 octobre 1974. Ce poignant témoignege abrite, en plus du triangle familier, une statuette de Saint-Joseph blottie au creux de cette grosse buche plantée à droite de la grand-route meurtrière.
69. Notre-Dame de Hal (rue du Grand Lombroux, 1).
En 1966 encore était visible au n°1 de la rue du Grand Lombroux, une jolie potale surplombant la porte d'entrée de la fermette. Une statue de Notre-Dame de Hal garnissait la niche de cette ancienne métairie propriété de la comtesse de Briey. De nos jours, la vieille potale authentique a disparu laissant la place à une niche portail en pierres blanches.
70. Saint-Remy (endroit inconnu).
Cette chapelle dont la localisation et les particularités sont inconnues à l'heure actuelle est mentionnée dans les registre de la fabrique d'église Saint-Remy de l'année 1869.
Chapelles découvertes lors du recensement photographique de 2007.
71.a. 71.b. 71.c.
sentier des Perrinnes rue du Chapitre, 13 rue Vanschepdael, 5
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Avant de clôturer ce premier parcours historique consacré aux chapelles oubliées de Braine-le-Château, nous voudrions retracer brièvement l'histoire de deux autres oratoires, plus importants, mieux connus, bien que sur le point de s'estomper également dans la mémoire collective : les chapelles Sainte-Croix et Notre-Dame-au-Bois.
Les textes qui suivent sont extraits de l'ouvrage de l'abbé Corneille STROOBANT - Historique et généalogie sur les Seigneurs de Braine-le-Château et Haut-Ittre - Bruxelles 1849.
A. La chapelle Sainte-Croix.
Vers le commencement du seizième siècle, Arnould de Hornes, seigneur de Braine-le-Château, fit don à l'église d'une parcelle de la vraie croix, rapportée de Rome par un de ses pieux ancêtres. Cette précieuse relique fut bientôt visitée et honorée par un grand nombre de fidèles ; ce qui engagea Marguerite de Montmorency, veuve d'Arnould, et son fils Maximilien de Hornes, à placer des stations autour de l'église pour rappeler les principaux faits de la passion du Sauveur. C'est le plus ancien chemin de la croix dont il soit fait mention dans les archives de l'évêché de Cambrai.
Jacques de Croy, évêque de Cambrai, pour augmenter encore cette dévotion, accorda, par ses lettres du 9 septembre 1513, quarante jours d'indulgence à tous ceux qui visiteraient lesdites stations, les dimanches, les fêtes et les vendredis, et vingt jours, les autres jours de la semaine.
Quelques années après, le seigneur, le curé et le magistrat de Braine-le-Château achetèrent une colline, nommée le mont Calvaire, au nord de l'église, et y firent bâtir une petite chapelle en l'honneur de la Sainte-Croix. Ils érigèrent aussi contre le chemin, qui mène de l'église à cette chapelle, quatre stations en mémoire de la passion, de la mort, de la sépulture et de la résurrection du Seigneur. Robert de Croy, évêque de Cambrai, à la prière de Martin de Homes et de sa femme Anne de Croy, par ses lettres du 12 septembre 1550, confirma les indulgences accordées par son prédécesseur, y érigea une confrérie et permit de faire une procession solennelle le jour de l'Exaltation de la Sainte-Croix (14 septembre), d'y prêcher et d'y chanter la messe ce jour-là, ainsi que le jour de l'Invention de la Sainte-Croix (3 mai).
En 1616, l'abondance des aumônes et la libéralité du seigneur François de Homes et de sa belle-sœur Julienne de Merode permirent de bâtir une chapelle plus spacieuse, que l'archevêque de Cambrai, François Van der Burch, vint consacrer en personne, le 19 avril 1617
Sa Sainteté le pape Innocent X, par son bref du 31 juillet 1654, approuva l'institution de la confrérie de la Sainte-Croix et l'enrichit d'un grand nombre d'indulgences.
B. La chapelle Notre-Dame-au-Bois.
La cense de Basse-Lurbecq était habitée, vers la fin du dix-septième siècle, par le fermier propriétaire Pierre Duchesne. C'était un homme probe, honnête et laborieux, animé de la plus tendre dévotion pour la Sainte .Mère de Dieu, Le ciel, sans doute, voulut le récompenser de son zèle à la servir. Un jour de l'année 1697, il revenait seul d'Enghien et suivait, en priant son chapelet, la route qui devait le conduire à sa demeure, lorsqu'on traversant Saintes, il vit un groupe d'enfants jouant avec une petite image de la sainte Vierge, sculptée en bois. Craignant que la petite statue de la Reine des Anges ne vînt à être brisée par eux, il leur proposa de l'échanger contre les joujoux qu'il rapportait à ses enfants ; car Pierre Duchesne était aussi bon père que fervent chrétien, et jamais il ne serait revenu d'un voyage, quelque court qu'il fût, sans porter à sa petite famille un petit souvenir du lieu où il avait dû se rendre.
Nos petits campagnards, comme on le pense bien, acceptèrent avec empressement l'échange que leur proposa le fermier, et celui-ci emporta, non moins joyeux qu'eux, la sainte image et raconta à son retour au logis par quel hasard elle était venue entre ses mains.
Il se mit aussitôt en devoir de fabriquer une petite chapelle en bois , y fixa la statue, et la suspendit au tronc d'un arbre au milieu des bois communs, contre le grand chemin qui mène de Braine-le-Château à Ittre. Sa Vierge, comme il se plaisait à l'appeler, ainsi exposée aux regards des passants ne tarda pas à devenir l'objet de la vénération publique. Quelques malades, l'invoquant avec confiance y obtinrent leur guérison.
Pierre Duchesne voyant sa Vierge honorée de cette manière et pénétré de reconnaissance envers elle, et d'admiration pour les éclatantes faveurs qu'elle répandait sur ceux qui venaient la visiter, lui fit bâtir une petite chapelle en briques, sur le devant de la quelle il plaça une pierre portant cette inscription :
S. MARIE REFUGE DE CEUX QUI
SON VEXEZ DE LA FIEVVE
PRIE POUR NOUS
Le nombre des pieux pèlerins augmenta encore de jour en jour; c'était surtout aux fêtes de la sainte Vierge qu'un concours innombrable de monde se portait vers ce lieu marqué par tant de grâces signalées, accordées par le Tout-Puissant à l'intercession de sa Sainte Mère. Aussi Duchesne avait-il résolu d'ériger une chapelle plus grande, lorsque le 16 septembre 1739, son âme fut rappelée dans le sein de son créateur pour jouir éternellement du bonheur réservé aux vrais serviteurs de Dieu et de Marie.
Ce fut le sieur Marchant, bailli de Braine-le-Château, qui réalisa le projet formé par Duchesne. Il fit bâtir une chapelle plus spacieuse en 1740 : c'est celle qui existe encore de nos jours. La sainte Vierge continue a y être invoquée sous le touchant titre de Mère De Miséricorde : tous les vendredis et principalement pendant le carême un grand nombre de pèlerins s'y rendaient pour exposer à Marie leurs besoins spirituels et temporels. L'archevêque de Malines, Engelbert Sterckx, pour augmenter encore cette dévotion, accorda, le 14 juin 1833, soixante jours d'indulgence à tous ceux qui viendraient y prier pendant quelque temps.
S. S. Grégoire XVI, à la demande du curé F. Caris, par un indult perpétuel du 29 novembre 1833, accorda une indulgence plénière, applicable aux fidèles trépassés, à tous ceux qui, après s'être confessés et avoir reçu la sainte communion, visiteront la chapelle et y prieront suivant les intentions du souverain Pontife, le jour de l'Assomption (15 août) et le dimanche après la Visitation de la Sainte-Vierge (6 juillet). C'est en ce dernier jour que se fait la procession solennelle de Notre-Dame-au-Bois.
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Commentaires sur I. LES CHAPELLES ET POTALES DE BRAINE-LE-CHATEAU.
Félicitations. Travail remarquable.
Je souhaiterais pouvoir insérer un lien vers votre site dans le site du Syndicat d'Initiative.
Si vous acceptez, quel est le texte que vous aimeriez voir figurer à côté de ce lien.
Biezn à vous,
Jacques PIRSON,
secrétaire du Syndicat d'Initiative.
Cher Monsieur
Je vous avais déjà écrit précédemment. Merci pour vos renseignements précieux : j'ai pu rencontrer Mr Pické qui m'a beaucoup aidé dans mes recherches et j'ai pu lui acheter son livre !
Concernant votre site, vous dites que bientôt vous ferez une analyse détaillée de la chapelle St Croix et de la chapelle Notre Dame au bois : est ce déjà disponible ?
Par ailleurs, le livre que vous citez au début du site " Annales du cercle historique ..." est-il disponible en bibliothèque ?
Je vous remercie déjà
Bien à vous
Marie-Aurore Labonte































































































































































































